Traitement du bois : beauté, durabilité, éco-construction
fond bois

Au cœur du bois

Connaître le bois pour le préserver, le protéger et le faire durer.

Le bois est un matériau naturellement renouvelable utilisé depuis des millénaires dans la construction. Les arbres des forêts dont les essences sont innombrables, fournissent chaque année la « matière bois » vivante car organique. Celle-ci est utilisable dans les différents domaines de la construction : structurel, architectural et décoratif. Le bois possède en outre de nombreuses propriétés : légèreté, résistance, pouvoir isolant.

Anatomie du bois
 
















 




1. Ecorce : enveloppe protectrice imperméable de tissus cellulaires.
2. Liber : partie vivante de l’écorce du bois. Il contient les vaisseaux criblés par lesquels circule la sève élaborée dans les feuilles. 

3. Cambium : couche externe qui génère les cellules d’aubier. 

4. Aubier : couche intermédiaire, entre l’écorce et le bois parfait (ou duramen). 
La zone interne se transforme en un cerne de bois parfait chaque année. C'est la partie du bois la plus récente.

5. Bois parfait (ou duramen) : tissu inerte ayant un rôle de maintien. Cette partie la plus dense du bois se compose de tanins, antiseptiques et fongicides.

  















La destination du bois est fortement liée au couple duramen/aubier qui détermine la résistance mécanique et biologique d’une essence (la norme EN 350 établit pour chaque essence sa durabilité naturelle et sa capacité à être imprégnée).
Pour la charpente, par exemple, 2 types de bois sont utilisés :
• Traditionnel (ex chêne) : bois de cœur / protégé naturellement

• Industriel (ex pin) : bois traité


Dans la construction, 48% du bois est traité.


Composition du bois 


Composition chimique
50 % de carbone
43 % d’oxygène
6 % d’hydrogène
0,5 % d’azote
0,5 et 1,5 % de cendres

Composition organique  du Bois
2 à 8% : sucres, amidon, antiseptiques                     
15 à 20% : hemi cellulose                                        
15 à 40% : lignine                                                      
40 à 60% : cellulose                                      

Composition des grumes après abattage
2/3 : eau et d’air 
1/3 : substances

- Eau libre contenue dans les vides cellulaires, disparaît par évaporation.
- Eau de constitution qui fait partie intégrante de la matière ligneuse, reste dans le bois.  
- Eau de saturation ou eau liée, retenue par les membranes hygroscopiques, disparaît par évaporation après l’eau libre. 

Lorsque l’eau libre a été éliminée, le bois atteint un point de saturation des fibres dont le taux d’humidité est de 30 à 35%. En dessous de ce taux, le bois subit des déformations, appelée variations dimensionnelles.

Bois frais : 50% à 200% d’humidité.
Bois secs : 13% à 17% d’humidité.

Le séchage des bois dépend de l’espèce, du sens de la coupe des grumes, de la saison et de l’hygrométrie ambiante. Par exemple, un débit de chêne de 27mm d’épaisseur met environ 6 à 12 mois à sécher.


Le bois est sensible au taux d’hygrométrie contenu dans l’air sous forme de vapeur d’eau. L’humidité moyenne des bois dépend de l’hygrométrie ambiante de l’air.

Un bois ayant un taux de siccité (taux de matière sèche du bois) de 20% pour un taux d’humidité de l’air à 80%, risque un développement de champignons.

 
 
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